Profiteroles Chéries, l’obsession chou par Philippe Urraca

Profiteroles Chéries, l’obsession chou par Philippe Urraca

La pâtisserie parisienne est mono-maniaque. Et la tendance n’est d’ailleurs pas propre au sucré : en fait, la mode en cuisine est au mono-produit. On connaissait déjà les resto de boulettes (Balls), les bar à Mozza, Gyoza Bar et autre Dim-Sum. La pâtisserie s’y est mise avec les macarons, les éclairs et les madeleines, et Philippe Urraca nous offre son concept mono-produit : Profiteroles Chérie.

Le Meilleur Ouvrier de France pâtisserie (d’ailleurs président du prestigieux comité) n’a jamais caché sa passion pour la pâte à choux, et a trouvé dans les profiteroles un produit digne d’en faire une boutique. Variations autour du craquelin.

Profiteroles Chérie, situé au 17 rue de la Debelleyme dans le 3ème, est une véritable ode à ces grosses chouquettes glacées et crémeuses. Dans une atmosphère rose bonbon, les pâtissiers sortent les choux du four et préparent le produit à la commande.

Deux types de profiteroles : glacées ou pâtissières. Des recettes classiques (Chocolat, Vanille, Paris-Brest) et d’autres plus originales (Tarte Citron Meringué, Mont Blanc, Fleur d’Oranger), c’est appétissant et ça donne envie.

Profiteroles Chéries, l’obsession chou par Philippe Urraca
Un premier essai avec une profiterole glacée(Mont-Blanc), et une pâtissière (Paris Brest). Je suis séduit par le Mont-Blanc, les choux sont parfaits (on en attendait pas moins), et le craquelin bien croustillant. La glace au marron rappelle bien le mythique dessert, et le confit de cassis acidulé rafraîchit le tout. Les meringues craquantes apportent un beau jeu de texture, et la sauce vanille est pleine de gourmandise. L’ensemble est un peu trop sucré et on aurait aimé un peu plus de cassis pour l’équilibre, mais c’est une chouette découverte.

Ma partenaire adore son Paris-Brest, et le goût puissant du praliné noisettes. La pâtissière est bien crémeuse et les noisettes craquantes : rien à redire.

Profiteroles CheriesDeuxième essai, plus fruité. Une profiterole façon tarte citron meringuée. Bien acidulée, la crème citron est relevée de petits zestes de citron verts. Encore une fois les meringues sont bonnes, et le confit de citron bien équilibré.

La profiterole fleur d’oranger est plus originale : une crème d’orange, un confit d’orange et une chantilly au café Moka, accompagné un petit caramel d’orange légèrement salé. Et… ça fait débat. Moi, j’aime. Je trouve que l’association orange-moka est intéressante et innovante. Les goûts sont francs et j’aime ça. Ma chérie par contre… elle n’aime pas trop le café dans les desserts, ça partait mal. Pas fan du mélange, mais elle aime quand même le côté orangé du dessert.

La petite citronnade maison apporte un peu de fraicheur, c’est cool.

Bon… Le bilan gustatif est quand même pas mal, soyons honnêtes. On déguste pas souvent des profiteroles aussi bonnes et originales. C’est un truc à faire quand on cherche une petite pâtisserie au milieu de l’aprem et qu’on est justement entrain de faire les soldes dans le quartier.

Par contre, j’émet une réserve : le concept pourra-t-il se renouveller assez pour durer ? C’est vrai qu’une fois qu’on a testé les différentes associations, l’attrait de la nouveauté et du concept s’étant estompés, on voit plus trop de raison de trainer ses fourchettes là-bas.

On y est retourné quelques fois et on a pu goûter de nouvelles recettes : on est ravi de voir que cette enseigne arrive à se renouveler et évite l’écueil de la monotonie, ce qui est souvent le risque avec les boutiques mono-produits.

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